aseto

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 7 janvier 2010

Meilleurs voeux pour 2010 :-)

Tout est dans le titre... Mes meilleurs voeux à tous pour cette nouvelle année, puisse-t-elle vous combler de bonheur, de joie, de réussite et d'amour - le tout avec la santé bien sûr... ("amouuuurr, gloirrre et beauuutééé...." enfin, tout ça, quoi :p) (oui, je suis déjà dehors...)

Bref... que cette année se déroule pour le mieux, en tous domaines.

Pour ma part je pense que 2010 n'aura pas de mal à être meilleure que 2009 ; elle devrait en tout cas être moins stressante !! (... pour reprendre les mots d'un de mes confrères néo-internes : "la réussite, ça, c'est fait !") Je profite d'ailleurs de ce billet pour souhaiter le meilleur à mes amis D4 (Symbiote, si tu me lis... tu sais que je suis de tout coeur avec toi)

Ceci dit pour moi aussi, il reste encore énormément de défis à relever et d'épreuves à passer : fight ! La résolution de 2010 serait peut être de les prendre avec plus de recul et de détachement... et surtout : de profiter de la vie ! (enfin un vrai salaire : ça, ça change une vie !)

Voilà... "c'est tout pour aujourd'hui" ... ! En résumé : une excellente année 2010 à tous !!

jeudi 10 décembre 2009

"Entre satanistes, on se comprend..."

L'anecdote du jour se déroule à Porsmouth, Angleterre, à l'arrivée des ferry...

Je suis partie passer le week end dernier à Londres avec des amis. Nous avions donc décidé de prendre le Ferry de Ouistreham vers Portsmouth, ayant programmé de voyager ensuite en bus ou en train pour rejoindre Londres. On part donc le vendredi soir, et nous voilà débarqués sur le sol anglais après une nuit passée dans le bateau. Sauf que là - catastrophe - pas de bus... et pas d'indications pour savoir COMMENT sortir de ce port pour aller vers notre destination. Un peu perdus, on finit par apercevoir un mec en jaune fluo (bon, ok, on n'a pas fait que l'apercevoir, on le voyait de loin, ce type en jaune fluo :p). On se précipite donc vers lui, pour lui demander où trouver un bus ou un train vers la city.

Et là... me voyant arriver, le mec se retourne vers moi, m'affiche un immense sourire. Tout à coup, il désigne mon pendentif et me sort qu'il "adooooooore ça". Polie, je le remercie, en lui expliquant que c'est marocain - je porte en effet autour du cou le symbole marocain, croix à 5 branches orientée vers le haut. Et là... (c'est le drame !), il me fixe encore plus, s'esclaffe, et me sort "non non, c'est satanique !"

"..." "... heu.... non, c'est marocain" (... pour être dans le contexte : "oh, no, it's moroccan !")

... clin d'oeil du type "non non, on ne me la fait pas, à moi, je le sais bien, c'est satanique... vous pouvez me faire confiance, je suis sataniste, moi aussi !". et re-clin d'oeil

"Ouuupssss"... "maiss heuuu...... noooooooooooon". Arghf ! Malgré mes efforts, il fut impossible de lui expliquer que non, dans ce sens là, l'étoile était le symbole du Maroc, mon pays d'adoption.

Enfin l'avantage dans cette histoire, (outre un immense fou rire avec mes amis...) c'est que le type en question s'est coupé en quatre pour nous trouver un moyen de transport, allant jusqu'à faire des appels dans la gare à notre attention... bah oui, c'est vrai, entre satanistes, faut bien s'entr'aider...

Et sur ce, je retourne à mes messes noires....

mardi 8 décembre 2009

Le réflexe de Pavlov chez le chirurgien : ou la torture du bout de jambon

J'en suis désormais intimement convaincue, mon chef - chirurgien orthopédique de son état - est gastrectomisé. La gastrectomie, c'est cette opération de l'estomac qui vise à en diminuer considérablement la taille - ainsi la personne se sent très rapidement rassasiée, et mange donc très peu.

Eh bien mon chef, il ne mange PAS. Ja-mais. Donc soit il porte sous son pyjama de bloc une perfusion cachée qui lui apporte des nutriments en continu, soit il a subi une gastrectomie. (...ou alors il n'est pas humain ??) Bref... toujours est-il que moi, son interne, j'ai un parfois un peu de mal à tenir le rythme du 8h30 - 18h30 sans manger...

Et aujourd'hui, j'ai compris la torture qu'ont pu ressentir les fameux chiens d'Ivan Petrovich Pavlov quand il leur faisait entendre le son de la cloche mais que la nourriture ne suivait pas...

...Remise dans le contexte : il est environ 16h. Je n'ai pas mangé depuis la veille au soir. J'ai faim (bah oui, j'ai encore la totalité de mon estomac, moi !). On sort d'un bloc, et les infirmières me disent que je peux filer en salle de repos manger un truc avant l'intervention suivante. Au mot "manger", BIIIIIM : déclenchement du réflexe pavlovien : je commence à saliver. Mes yeux s'éclairent d'une lueur nouvelle, et mon esprit entier se dirige vers le morceau de jambon qui m'attend dans le frigo. Je sors donc la fameuse tranche, accompagnée d'une biscotte et d'un morceau de beurre (heu ouais, dans le frigo de la salle de bloc, on fait avec ce qu'on a, y'a pas trop le choix du menu...). Je m'apprête à me jeter dessus, le petit filet de salive découlinant déjà (oui, un chir qui a faim, c'est classe. Surtout un orthopédiste !)

Et là... mon portable sonne. "Allo Anaïs ? c'est le bloc ! le patient est en salle, on opère maintenant !"

nooooooooooooooooooooooooon

... pfffffftttt ! oublié, le jambon !

Conclusion : appel aux témoignages : vous avez été gastrectomisé ? on vous a posé un By pass ? un anneau gastrique ? comment avez vous vécu l'opération et ses suites ? Quelle opération conseillez vous ? Fumer coupe-t-il vraiment la sensation de faim ? Peut on associer tabac et gastrectomie ?

Les propositions sont lancées !

(... bon, d'accord, je me plains, je me plains, mais sur le fond, qu'on soit bien d'accord : je suis toujours aussi passionnée par ce que je fais, et pour rien au monde je ne reviendrai en arrière !)

(oh oui frappez moi encore ! j'aime souffrir !!)

(...hum...)

samedi 21 novembre 2009

"c'est très courageux de ta part...

... d'avoir pris santé publique et de vouloir recommencer l'internat".

..... GNEUH ??!!

Lu dans ma chatbox sur Facebook : "ah mais vraiment.... j'ai appris ta décision pour cette année, c'est très courageux de ta part..."

"... mais... quelle décision ??"

"ben, d'avoir pris santé publique et de vouloir recommencer l'internat"

"ah heu, ouais, mais nan, en fait..."

Comme quoi les rumeurs... OK, j'ai eu chaud cette année, MAIS je suis actuellement bel et bien interne en CHIRURGIE, CHU de Caen (cette fois, j'en suis sure, j'opère, et en plus, c'est même écrit sur ma blouse et sur ma carte de l'université de Caen... !)

En plus, si je n'avais pas eu ce poste in extremis, je n'aurai pas recommencé l'internat en France. Pas une seule seconde je n'ai envisagé de le repasser en France. J'aurai changé de pays, je me serai expatriée, j'aurai travaillé dans un autre pays et j'aurai changé de nationalité.

Alors stop aux rumeurs...Mais c'est quoi ce très français besoin de colporter moultes rumeurs et calomnies sur tout le monde ??? Certains risquent d'être surpris alors, quand je vais débarquer en interCHU à Nancy... "éh nan les mecs, j'ai survécu, et je suis toujours là - en plus chirurgien."

Voilà... coup de gueule du jour, bonjour.

dimanche 15 novembre 2009

... Que faire un dimanche à Alençon ??

Eh oui, question existentielle s'il en est, quand on est confronté(e) à la situation : QUE FAIRE UN DIMANCHE A ALENCON ???

Imaginez la scène : c'est dimanche, vous êtes à Alençon, département de l'Orne, région de Basse Normandie. Non, vous n'êtes pas là par hasard. Vous avez été muté ici pour le boulot, et vous venez de passer une semaine à travailler d'arrache pied. Vous n'avez donc pas encore eu l'occasion de découvrir votre nouvel environnement, et de ce fait vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'il y a à y faire un dimanche.

A court d'idée, vous décidez donc de chercher une activité divertissante via Google. Vous allumez donc votre PC, vous connectez au net et arrivez dans l'onglet Google.

Là, vous tappez précisément : "Alençon : que faire un dimanche ??"

.... Et là... C'est le drame. Devinez le premier lien qui sort ??

Oui... le PREMIER... avant toute autre chose. Et pas une pub, non non, le premier lien. Le premier site qui répond à la requête " que faire un dimanche à Alençon"...

....

....

"Faire part - Avis de décès - AlençonTous les faire-part publiés dans la ville de Alençon (61) ... www.carnetdefrance.fr/fairepart/.../alencon-61/ - En cache - Pages similaires -"

....

Je vous raconte pas le fou-rire...

... Alençon... réjouissez vous si vous survivez au dimanche !!!

Bilan des 2 premières semaines...

Une blouse à mon nom. Dessus, il y a écrit "interne". ...ça a l'air réel.

Un courrier à mon nom. Dessus, il y a écrit "Docteur..." là aussi, ça a l'air réel.

Une infirmière qui m'appelle pour signer une ordonnance. "...mais... je peux pas, demande à l'int...... ah ben, c'est moi, en fait... heu..." Si j'en crois ma blouse et la lettre glissée dans la poche gauche, c'est moi, l'interne. Et c'est donc moi qui ait le droit, et le devoir, de signer cette fameuse ordonnance. J'ose à peine écrire sur ce papier, j'ai l'impression de frôler l'illégalité. Sauf que non. "Wouhouuu".

Donc voilà, la vie d'interne, c'est un changement radical. Je ne fais plus que l'activité que j'aime, la chirurgie. Chaque jour, je suis au bloc, habillée, et j'apprends mon futur métier. Métier épuisant, par contre ! La pression de toutes ces responsabilités nouvelles, associée à un rythme quelque peu surhumain pèsent sur mes paupières et creusent déjà de jour en jour mes cernes (heureusement, il y a les boutiques Body Shop !!)

Durant ce semestre, je vais avoir le rythme suivant : - bloc tous les jours, 8h30 - 18h environ, suivi par la visite du secteur (il est raisonnable d'espérer sortir vers 20h en moyenne) - par mois, 5 gardes aux urgences traumato, full night, mais avec repos compensateur le lendemain - et 5 astreintes bloc, où on ne bosse que s'il y a des choses à opérer (donc très variable selon les nuits), sans repos compensateur - dont 1 WE par mois ... ça me semble honnête ! (règles du jeu promptement réarrangées à ma manière après avoir goûté au programme annoncé au départ : 10 gardes traumato full night par mois sans repos compensateur. J'ai enchaîné la garde du 11 novembre avec la journée continue du 12 et une astreinte le 13, pour me rendre compte que c'était humainement impossible et qu'il fallait renégocier tout ça !)

Voilà voilà... et en dehors de la vie professionnelle, je suis logée à l'internat, et j'adore :) J'avais un peu peur de ce petit espace vital (18m²), qui aurait pu me donner l'impression de revivre dans mon logement de P1, mais ça ressemble plus à une grosse colloc avec une vingtaine de personnes (oui, j'ai dit GROSSE colloc') - avec salles communes de bouffe et détente, et ma chambre qui est au final bien douillette une fois décorée. Très bonne ambiance donc, avec sorties et soirées au programme, testage régulier des bars de la ville, cinémas, concerts, et tout le toutim. L'occasion au passage de tester la spécialité locale de Basse Normandie : l'Embuscade : citron, grenadine, calvas, vin blanc, et bière. (ben ... ça .... embusque ...!l)

... Y'a pas à dire, ça change de la vie d'externe !! (donc j'en profite pour encourage tous les externes, ceux que je connais et les autres : courage, le jeu en vaut la chandelle !)

mardi 3 novembre 2009

Le blog d'une interne en chirurgie

Et oui. Désormais, ce blog est celui.... d'une INTERNE EN CHIRURGIE.

Depuis ce matin, j'ai officiellement pris mon poste ; ça y est, j'en ai terminé avec l'externat. J'en ai terminé avec ces tonnes de livres à apprendre par coeur pour hier. J'en ai terminé avec ce concours stupide. J'ai réussi, et je suis sur mes rails vers la chirurgie.

Retournement de situation totalement inespéré, j'ai une chance inestimable et j'en suis consciente. Mais voici s'il en est une belle revanche. Ce que je vais faire de ma vie, c'est de la chirurgie. Ce terrible été m'aura appris des tonnes de choses, sur moi-même et sur les autres. J'ai appris qu'il fallait toujours croire, que tout est toujours possible.. J'ai appris aussi qu'on peut se relever alors même qu'on croyait avoir tout perdu. Et qu'il existe au milieu de la masse une poignée de rares êtres exceptionnels, et j'ai eu la chance d'en avoir à mes côtés cet été. A eux : MERCI. Mes amis, je ne vous remercierai jamais assez. Aux autres, je suis partagée entre un vulgaire "fuck" et un puérile "et toc !".

Peu importe désormais.

Synchrone donc au renouveau de ma propre personnalité, voici donc l'heure du renouvreau de ce blog, qui est désormais celui ...d'une interne en chirurgie !

mardi 2 juin 2009

Je vais passer l'ECN.

Ouah, ça a l'air tellement simple, dit comme ça !!

ça fait des années que j'en parle. Des années que je travaille pour. Durant des mois et des mois, ce concours a été un vague futur, plus ou moins proche, plus ou moins réel. Et puis je suis arrivée en D4. Et puis ... là... c'est demain. Ma valise pour Strasbourg est prête (j'ai pris autant de choses que si je partais pour 1 mois... just in case, ce serait dommage de manquer de quelque chose !! et puis surtout, c'était assez compulsif, comme préparation de valises !) Etrange voyage que celui que je m'apprête à faire... Voyage vers mon avenir.

Voyage vers la fin de ce qui fut le plus grand défi que j'ai eu à surmonter de mes quelques 22 ans... ma D4. Donc cette fois, c'est réel. Pendant des mois j'ai erré sur un chemin plus ou moins brumeux, sachant plus ou moins où j'étais et vers où j'allais. Et puis là... serait-ce une lumière au bout du tunnel ? en tout cas il semble que la sortie soit proche.

Je vais donc prendre mes baggages. Prendre ma voiture. Et aller rencontrer mon avenir.

Pensez à moi !! Si j'ai besoin d'ondes positives, c'est maintenant !!

samedi 30 mai 2009

ECN : J - 4.

C'est étrange, les études de médecine, ça commence par un concours, pour avoir le droit d'y rentrer il faut être dans les meilleurs. Et pour pouvoir en sortir, ça se termine par un autre concours, encore plus affreux. Certes, le degré de difficulté de ce second concours est conditionné par l'envie et l'ambition de chacun... Pourquoi ne suis-je pas attirée par la médecine du travail dans la Creuse ?

Dans 4 jours, je vais mettre en jeu les 6 dernières années, et accessoirement ma vie future, aussi... le stress monte ! J'en viens à faire des insomnies d'endormissement historiques, et quand je m'endors c'est pour partir non dans les doux bras de Morphée mais dans des cauchemars étranges. Soit systématisés et centrés sur la médecine, où je vis mes items et où je me réveille alors persuadée d'avoir une endocardite infectieuse à porte d'entrée orl, compliquée d'une hépatite médicamenteuse et associée à une méningite (un exemple parmi tant d'autres...). Soit des délires totalement incongrus, du genre "remake de Jurassik Park façon bien gore sur le campus de la fac de médecine". Dans les deux cas, c'est avec adhésion totale au délire et participation affective intense. Ah c'est pas reposant, une D4 !!

Enfin, quoiqu'il advienne, dans 7 jours ce sera le retour à la vraie vie. Je vais rentrer chez moi et... je ne travaillerai pas. Et je ne culpabiliserai pas de ne pas travailler. Il va falloir réapprendre tout un mode de vie, oublié depuis 4 ans ! lol Et je serai arrivée au bout de cette année. Cette année qui ne m'a épargnée en rien : j'ai plus galéré et plus souffert en 9 mois qu'en 22 ans - mais parallèlement j'ai plus évolué en 9 mois qu'en 22 ans. Peu importe ce qui se passera à la fin, cette année aura fait de moi une personne différente. Plus forte. J'ai perdu au passage tout ma naiveté : non, on ne vit pas au pays des Bisounours, et oui la vie est une éternelle bataille où chacun doit se battre pour arracher ce qu'il désire, morceau par morceau. En quelque sorte, une sortie de l'adolescence et une arrivée brutale dans un monde réel cruel et violent.

Fin d'une étape dans moins d'une semaine. N'hésitez pas à m'envoyer des ondes positives les 3, 4 et 5 juin...

samedi 2 mai 2009

"Like a surgeon..."

Quand on est blonde, on fait régulièrement des trucs... de Blonde. Des trucs que seule une blonde peut faire, fruits de "bugs neuronaux", sortes de décharges synaptiques sorties d'on-ne-sait où. D'où les anecdotes "minute Blonde". Parmi les récentes, une en particulier me semble mériter un récit sur ce blog...

Remise dans le contexte... : Je suis en stage en chirurgie, il est environ 15 ou 16h, je sors du bloc. J'ai faim. Je suis fatiguée. Je me dirige machinalement vers le vestiaire où je retrouverai mes habits civils, et ma liberté de pouvoir acheter à manger, et aller à la BU (oui, le D4 a une notion toute particulière du temps libre). Et là, tout à coup, me revient à l'esprit une parodie très drôle sur les chirurgiens : "Like a surgeon". ("Like a surgeon... cutting for the very first time... I'll put his insides out, and see what he ate ! ... It's a fact, I'm a quack, coz my patients die... yeaaaheahh all my patients die... before they can pay !")

Et c'est là qu'interviennent mes synapses, qui au lieu de bloquer ça à l'état de "je chante dans ma tête", ont transmis le message aux aires verbales et motrices, pour en faire un "je chante tout court". Ou plutôt... "je criaille bien fort et bien faux".

C'est ainsi que je me suis retrouvée dans le couloir du CHU en chantant à tue-tête "liiiiiike heuuu seuuu-euuu-euuu-euuurgeooonnn, I'll puuut his insaïiides aoouuuuuuuttt, and seeeee what he aaaate !!". Parfaitement inconsciente de la situation... Jusqu'à ce que.....

je tombe nez à nez avec mon boss.

Arrêt brutal. Prise de conscience de la situation, ôh combien ridicule.

"...heu... bonjour, môssieu..."

Silence... Regard attéré de mon chef. ... qui finit par passer son chemin, sans rien dire.

...fou-rire anthologique !

vendredi 10 avril 2009

Repérage pré-ECN à Strasbourg

... ou comment on a failli se retrouver au poste avec les anti-capitalistes à Strasbourg !

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, l'ECN cette année se déroulera à Strasbourg les 3, 4 et 5 juin (J-53 !!). N'ayant jamais mis un pied dans cette ville, il m'a semblé de bon ton de faire un "repérage des lieux" avant le jour J. Voilà 5 semaines que j'avais lancé l'idée au cours d'un repas avec des amis, et nous avions choisi d'y aller ce dimanche. Ok, le rendez-vous était pris. Or une fois les 5 semaines passées, nous voici arrivés au jour dit. Et... c'est le lendemain du sommet international de l'OTAN, qui s'est déroulé en présence de Barak Obama... dans le Wäcken (donc pile là où je vais).

... Réaction de mes proches : "QUOI ? tu vas à Strasbourg ? ce week end ? nan mais genre... CE week-end ?? miss, c'est pas l'idée..." moi : "hein ? meuuuh si... et puis d'abord, le sommet de l'OTAN, c'est samedi, et moi, j'y vais dimanche ! ce sera fini... et puis c'est symbolique, ça fait tout pile 2 mois avant. J'y vais !"

C'est donc dans ce contexte que nous avons pris la route en direction de Strasbourg. Ma Clio fonçant vers la ville, croisant des dizaines et des dizaines de cars de CRS, pompiers, et autres gendarmes en sens inverse. Deux heures environ plus tard, je rentre dans Strasbourg et suis fébrilement les pancartes annonçant "Wäcken". Je finis par trouver (bon, en fait, c'est bien indiqué). Et je m'engage avec ma Clio au milieu d'une forêt de barrières, CRS, gardes, vigiles and co. Sans me poser la moindre question quant à ma légitimité et mon droit de fréquenter ce lieu, je fonce. (bah hé, repérage pré-ECN, c'est pas rien, bien sûr que j'ai le droit d'être là !!). Je gare la Clio entre deux bus de CRS, et nous sortons. ("Wouhaou, c'est donc là...") Face à nous, se trouvent encore les affiches de l'OTAN et les drapeaux des différents pays, en format géant. Ciiii bôôôô ! Il n'en faut guère plus pour que nous commencions une petite séance photo ("ohhh ouiii moi aussi je veux une photo devant l'entrée du congrès de l'OTAN !!").

Après 10 minutes d'amusement, l'objectif premier de ma présence ici me revient soudainement. L'ECN. La salle. Le repérage. OK. c'est ce bâtiment ? ... peut-être... je vais voir !!! Et me voici entrant d'un pas décidé dans le bâtiment en question : "ouahouuu c'est encore plus beau deda............ hein ?" En l'espace de quelques secondes, le spectacle de l'immense salle fut remplacé par.... le sombre costume de 3 vigiles, baraqués comme des armoires à glace. ("hééé z'êtes relous, poussez-vous !")

"Mademoiselle, vous faites QUOI, là ?"

"hum ? bah... je viens en ... heu... repérage !" (... comment ça c'est LE truc qu'il ne fallait pas dire.. rhoooo)

"en QUOI ?"

"heu... " (là, je prends conscience de mon erreur) "en fait, je passe un concours ici dans 2 mois... alors je suis venue en repérage...Enfin, pour le concours !"

"ah ouais nan mais là c'est pas possible"

"ohh... j'ai pas le droit de visiter ??"

"non".

"oh... mais..."

"NON"

"ok... ok..." (comme ils se rapprochaient dangereusement de moi de manière concentrique... ma réflexion a été du genre : courage, fuyons !, et je suis ressortie, flanquée de l'un des trois molosses. (j'avais compris à ce moment que je me trouvais dans la salle où il y avait eu le congrès, et Barak Obama, la veille).

Bref, je me retrouve donc dehors. Et on reprend la séance photo... poussant le vice jusqu'à demander à un CRS de nous prendre en photo, pour être dessus tous ensemble. (tête effarée du gars, qui finit par prendre la photo)

Je comprends ensuite que la salle qui accueillera les candidats à l'ECN n'est pas la même que celle ayant accueilli Barack Obama (faut pas rêver, hein...), et nous partons donc à la recherche de la "vraie" salle. Nous continuons donc notre ballade au milieu des CRS. Et au bout d'une heure, 3 autres vigiles se pointent vers nous "heu... vous pouvez nous montrer vos badges ??"

"nos... QUOI ??"

"vos badges... où sont vos badges ??"

"ah mais, on a pas d'badge !"

"quoi ? comment ça, pas de badges ?"

"bah... pas de badge..."

"mais... COMMENT vous êtes rentrés ?"

"heu... en passant par dessus les barrières, en fait..."

"DEHOOORS !!"

"ok.... "

En fait, nous étions en zone ultra sécurisée, strictement interdite et gardée (voilà pourquoi nous étions les seuls civils... question qui ne m'avait même pas effleuré l'esprit :p)

Au final, nous avons failli nous retrouver au Poste, mais le bilan est en fait ultra positif, j'ai trouvé ma salle, j'ai trouvé mon hôtel - que j'ai pu visiter en entier, vu qu'il n'y avait zéro client (looove la piscine et le bar lounge).

... Opération repérage réussie... tout autant qu'épique et mémorable !!

lundi 30 mars 2009

Caustique, arrogante et... maintenant désinvolte.

"Désinvolte : Trop libre, léger jusqu'à l'insolence".

Voilà ce que dit le dictionnaire Hachette. Et voilà ce que mon chef a dit de moi. Enfin...ce que mon chef a traduit des propos d'une cadre inf à mon égard. Car oui, l'hôpital est une immense cour de récréation, où chacun joue à médire de l'autre et des autres. Le motif évoqué ? ... m'avoir "retrouvée, un jour, assise sur un bureau". J'imagine la scène : "monsieur, je dois vous parler d'une externe... oui oui, la blonde, là, elle... s'assoit sur les tables, c'est une honte". "Le crime" s'étant déroulé au sein d'un bureau dans lequel il n'y avait en tout et pour tout que deux chaises, toujours occupées - peut-être aurais-je du rédiger mes observations debout ? mais j'avoue, ôh je me repends, pauvre pêcheresse, je me suis assise sur une table. Promis, désormais chaque soir, je me flagellerai.

Pendant une période de ma vie des plus difficiles, au cours de laquelle j'aurais pu me mettre en arrêt pour dépression, j'ai ravalé mes larmes chaque matin pour aller en stage, j'ai agi du mieux que je pouvais. J'ai pris sur moi et fait tous les efforts possibles. Tout ça pour entendre que je suis désinvolte.

A côté de cette attitude honteuse que fut la mienne (oui oui, je me flagellerai, c'est bon, je l'ai dit déjà...), il m'est arrivé d'entendre des infirmières raconter par le menu leur vie sexuelle, ou faire l'éloge de l'infidélité au sein d'un couple marié (le tout bien entendu pendant les horaires de travail, en tenue, dans le service, la porte du bureau ouverte, et les enfants passant à proximité). Mais c'est vrai, pendant ce discours, elles étaient toutes debout, ou assises sur des tabourets. Hâ ! si j'avais su... la prochaine fois je parlerai de sexe, de drogue, d'alcool et de corruption, mais bien assise sur une chaise.

Alors oui, je m'assois sur les bureaux comme sur les convenances. Mais ce soir, plus que désinvolte, je me sens révoltée.

samedi 14 mars 2009

14 mars 2009

J-81 avant le jour J.

H-1 avant le concours blanc IV.

Bon, celui là c'est un fake exam. mais quand même. En D4, même les vais faux exams, ça fait peur.

J'ai eu trop de mal à me réveiller à 6h30 un samedi pour aller en exam, et maintenant j'ai une boule dans le ventre et je veux pôôôôô y allerrrrr ! Du coup j'écris n'imp pour mon blog, c'est cathartique.

Je crois qu'à la fin de cette année, j'aurai plus de surrénales ! ECN is ruining my suprarenals... Anyway... have to go now... please send me some positive waves !!

vendredi 13 mars 2009

encore un WE de folie...

Quand y'en a plus, y'en a encore.... Quand le commun des mortels se réjouit de voir arriver le vendredi, le D4 voit remonter son niveau d'angoisse, de stress, de fatigue... parce que oui, le D4 se lève encore plus tôt le week end qu'en semaine, parce que... c'est concours blanc héhé (le vendredi, c'est spaghetti, et le samedi, c'est sanofi... ou hippo... yippiii... )

Veux pôôôô y aller... je veux des vacances !

Enfin, le WE prochain, c'est arrêté, c'est REPOS. Glandage, changeage d'idées, repooooooooos.

Là, j'en ai vraiment besoin, car ces dernières semaines, j'ai enchaîné les galères, en plus du craquage inhérent à la D4. Sans oublier la "goutte d'eau" que fut le vandalisme de ma voiture, sur le parking de ma résidence - et qui m'a occupé toute cette semaine, en plus de me faire totalement décompenser.

Envoyez moi des ondes positives !!

vendredi 6 mars 2009

Week-end Smart Box : acte 2.

C'est reparti pour un week-end de folie : j'ai de nouveau investi 50 euros pour passer deux jours inoubliables sur les bancs de ma chère faculté : CONCOURS BLANC, édition II ! c'est partiii... (stress... stress... quand tu nous tiens...) Pensez à moi et envoyez moi des ondes positives !!!

Ah et juste pour "le fun", je profite de ce billet pour vous raconter la dernière nouveauté de la fac : à chaque fois, on pense qu'ils ont touché le fond, mais non, ils continuent toujours de s'enfoncer... Cette fois, ils se sont dit qu'ils allaient mettre en ligne sur le site de la fac les corrections des exams des D4. Quel ne fut pas mon étonnement en apprenant cette nouvelle : "ah chouette ! enfin une bonne initiative, c'est bien ça ! ... oh, je suis mauvaise langue, en fait, ils font des efforts..." Je vais donc sur leur site consulter les-dites corrections. Psychiatrie. Sujet 1 : ok, nickel, normal, bien. Sujet 2 : " mais.... c'est pas me sujet qu'on a traité à l'exam ?!" Je lis et relis le sujet, mais non, définitivement, moi à l'exam j'ai composé sur un sujet de schizophrénie et sur un trouble bipolaire... pas sur une psychose hallucinatoire chronique... mais quel est donc ce nouveau délire ?? J'observe donc d'un peu plus près et là..... en tout petit, en bas, il est écrit : ....

"Psychiatrie. DCEM4. 2° session, Mars 2009"

... c'est le sujet du rattrapage !! (... qui n'a pas encore eu lieu...)

Alors là je dis : c'est une PERLE ! Maintenant, je suis curieuse de voir s'ils vont s'en rendre compte et changer de sujet... ou .... si personne ne va se rendre compte de la boulette, et s'ils vont vraiment poser CE sujet au rattrapage qui aura lieu courant mars.. ce serait collector. Wait and see...

mardi 3 mars 2009

Enseignement des Règles Hygiéno Diététiques... et la marmote....

"Règles Hygiéno-diététiques"... l'un des mots clefs les plus répendus dans nos ouvrages de préparation à l'ECN. Derrière ce "mot-clef" se cache un ensemble de principes de base que nous nous devons d'inculquer à nos patients. Bien manger, bien dormir, bien boire... vous connaissez tous le refrain. Mais alors, là, dans le genre "faites ce que je dis pas ce que je fais"...

L'étudiant en D4 apprend donc à ses patients virtuels (oui oui, les patients de l'étudiant en D4, ce sont ceux de ses bouquins de cas cliniques !) à ne manger ni trop gras, ni trop salé, ni trop sucré, en 3 repas par jour +/- une collation, à rythme régulier, avec une bonne hydratation à base d'eau minérale, et avec un nombre d'heures de sommeil suffisant.

Il est minuit. Je viens de terminer une journée de folie furieuse, au cours de laquelle même mes 10 cafés quotidiens ont eu peine à me garder éveillée. Vers 23h30, j'ai relevé la tête de mes classifications TNM des cancers gynécos, en me disant que "ôh tiens, j'ai faim ! ah... ben oui, vu l'heure, c'est normal..." - et j'ai englouti un plat de riz à l'eau. avec du pâté. Avant de retourner apprendre à mes vrais-faux-patients, que trop de café, c'est mal. Que dormir peu, c'est mal. Et que manger mal... c'est mal.

VDM.

dimanche 22 février 2009

"Il ne faut jamais avoir l'impression d'être venu pour rien !"

L'anecdote se déroule lors de mon stage en pédiatrie médicale (oui oui, "médicale"... il fallait bien que j'en fasse un peu dans mon cursus, paraît-il !). (bon, je reconnais que la classique réflexion de l'interne de chir péd : "l'enfant tousse ? bah appelez le pédiatre..." ça le fait moyen). Me voici donc barbotant joyeusement entre les bronchiolites à VRS, les gastros, et autres coqueluches, dans le service du ôh combien renommé Professeur Leheup, dit "Youyou", qui fait rêver les bancs des amphis de médecine de générations en générations. Lors du premier jour de stage, nous autres externes fûmes répartis entre les différents secteurs, et c'est ainsi que je me suis retrouvée avec 3 de mes collègues au secteur I. Adjugé, Vendu ! S'en suivit la répartition des semaines, avec par mois 2 semaines de matin, une semaine d'aprem, et "free week" (on ne peut plus appréciable, en D4 !)

(... et là vous vous dites : "mais pourquoiiii elle nous raconte ça ???" - minute papillon, c'est une remise dans le contexte !)

Revenons donc au secteur I. 3 D4, 1 D2. On tourne, on est contents. (en médecine, mais contents quand même, la pédiatrie, c'est un peu bisounours-land, et puis... y'a Mickey sur le mur, ça aide...)

En face, c'est le secteur 3 (y'a aussi Mickey sur les murs, mais y'a plus de lits, plus de bronchiolites, et donc plus d'externes). Tout se passe bien pendant 1 mois et demi, quand soudain (tatammmmm - ouais, c'est pour mettre du suspennnsss) : fin de stage des D3 (qui sont à temps plein sur un mois et demi, alors que D2 et 4 sont à mi temps 3 mois). Catastrophe ! Le secteur 3 se trouve en effectif restreint et... panique. La solution ? (la décompensation ?) non non : le rappel de l'externe hors soin du secteur I. qui s'est avéré... être moi (lol)

Imaginez le contexte : semaine de hors soin, retour dans les ardennes chez mes parents, à 400 km de Nancy, je reçois un SMS m'annonçant que je dois de suite venir apporter renfort au secteur III. OK. On oublie les ardennes et la BU, retour à la case hosto (avec Mickey, les bisounours, et les bronchiolites). J'arrive le mardi matin (ravie, bien sûr), pour entendre quoi ? ... qu'on avait pas besoin de moi (...) Et pour servir d'anxiolytique aux externes présents. (en gros, c'était un peu ça). Je ne suis pas un comprimé de benzo !!!! non mais ! (... désormais, appelez moi... Fluoxétine !)

Je secoue donc un peu ciel et terre, râle un peu (ôh, un peu...) (moi ? nerveuse ? non... c'est une vue de l'esprit !) Le mercredi, j'étais en train de défendre mon point de vue quand tout à coup surgit le Professeur. "bonjour, môssieu !" La chef de clinique, avec qui j'étais en train d'en discuter, lui explique que "gérer les problèmes d'organisation des externes, c'est pas simple !" Moi, en phase totalement hypomaniaque, je me mets à lui raconter que j'ai fait 400 bornes en cata pour venir dans un secteur qui n'est pas le mien, et pour finalement entendre dire qu'on avait pas vraiment besoin de moi. "J'ai le sentiment d'être venue pour rien !!"

Et là, magnifique réponse de mon boss : "ah Mademoiselle, il ne faut jamais avoir l'impression d'être venu pour rien, psychologiquement c'est mauvais ! Venez donc dans mon bureau, vous allez passer votre évaluation !"

"... heu... maintenant ?"

"oui oui, comme ça vous serez venue pour quelque chose !"

"ah ben... ok..."

MDR !

Enooorme moment :-)

Quand je serai grande, je veux gérer comme ça les problèmes de mes externes !

lundi 19 janvier 2009

Vaut-il mieux en rire ou en pleurer ?

http://www.notre-lettre.eu/lavie/actualites/2009/article%20ECN.pdf

Jetez un coup d'oeil à cet article... Il a été écrit par des PU PH tirés au sort pour faire partie des très heureux correcteurs du concours de l'ECN 2008. Parmi les auteurs, l'un de nos professeurs de Nancy, B. Foliguet. Une très bonne analyse de la grande mascarade qu'est devenu ce concours... Vaut-il mieux en rire ou en pleurer ? Dans cette période un peu difficile, ça me donne plutôt envie de me jeter par la fenêtre... Voilà donc ce que la médecine nous apprend, ce que cette formation fait de nous. On a tellement peur des "PMZ" qu'on "informe de façon claire loyale et appropriée" un enfant de 5 mois. Et je ne jette pas la pierre, car en contexte de stress face à ces fameuses grilles de correction, j'aurais pu être capable de l'écrire. Parce que "l'éducation", "l'information claire loyale et appropriée", et tout ce genre de "mots clefs" me tournent dans la tête jour et nuit. Voilà... on en est là à se battre comme des chiens pour un stupide concours de 4 demi journées qui déterminera notre vie entière.

VDM.

mercredi 14 janvier 2009

La D4 nuit gravement à la santé...

Nous sommes des futurs médecins. Dans quelques mois, nous aurons fini notre externat, on sera internes, et on devra prendre soin de la santé des autres. Et si on prenait le temps de prendre soin de la nôtre, avant ??

"Le premier des traitements, c'est le repos". Et comme tout le monde sait, le D4 se... repose beaucoup ! et puis le stress, c'est mauvais pour la santé... mais comme tout le monde le sait, le D4 est ZEN...

Donc une hygiène de vie irréprochable, des repas parfaitement équilibrés (quoi ? le fast food, c'est pas équilibré ? on m'aurait menti ?), absolument aucune propention aux addictions (non, je ne suis pas d'accord avec mon livre de psychiatrie, la dépendance à la caféine, c'est un mythe... et 7 cafés par jour, c'est bon pour la santé !), de longues nuits de repos (5 heures, c'est bien..), une hygiène du dos parfaite également (oui la position assise courbée en 2 dos cassé sur le côté penchés sur des tonnes de bouquin, c'est LA position préconnisée par les écoles du dos). Et surtout surtout... la zen attitude. (la névrose d'angoisse, je n'y crois pas non plus, c'est surfait !)

Mélangez donc tous les éléments de cette recette magique, et vous obtiendrez le classique dossier ECN de "l'étudiant DC4 qui prépare son ECN et qui arrive aux urgences avec des affreuses douleurs épigastriques...." ohhh ben une gastrite avec ulcère de stress ! , ou alors la D4 qui se ramène en urgence en dermato pour une dermatose due au stress.

Un conseil pour les jeunes : n'allez jamais en D4 !

dimanche 11 janvier 2009

Ah ces psychiatres...

Il y a résolument une sorte d'incompatibilité entre psychiatres et chirurgiens... L'anecdote se déroule vendredi après-midi, lors d'une conférence de psychiatrie à Stan Santé : Nous planchons sur un dossier de trouble bipolaire de type I révélé par un épisode maniaque, et un de mes collègues demande la différence entre "épisode maniaque" et "épisode hypomaniaque". Réponse de la psychiatre : "maniaque, c'est ce qu'il y a dans votre dossier, hypomaniaque c'est... votre chef de chirurgie qui arrive tout excité et tout énervé au staff le matin !!" .... ahhh d'accord, je vois mieux alors !!!

Aseto, fière d'être hypomaniaque !

- page 1 de 4