aseto

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samedi 2 mai 2009

"Like a surgeon..."

Quand on est blonde, on fait régulièrement des trucs... de Blonde. Des trucs que seule une blonde peut faire, fruits de "bugs neuronaux", sortes de décharges synaptiques sorties d'on-ne-sait où. D'où les anecdotes "minute Blonde". Parmi les récentes, une en particulier me semble mériter un récit sur ce blog...

Remise dans le contexte... : Je suis en stage en chirurgie, il est environ 15 ou 16h, je sors du bloc. J'ai faim. Je suis fatiguée. Je me dirige machinalement vers le vestiaire où je retrouverai mes habits civils, et ma liberté de pouvoir acheter à manger, et aller à la BU (oui, le D4 a une notion toute particulière du temps libre). Et là, tout à coup, me revient à l'esprit une parodie très drôle sur les chirurgiens : "Like a surgeon". ("Like a surgeon... cutting for the very first time... I'll put his insides out, and see what he ate ! ... It's a fact, I'm a quack, coz my patients die... yeaaaheahh all my patients die... before they can pay !")

Et c'est là qu'interviennent mes synapses, qui au lieu de bloquer ça à l'état de "je chante dans ma tête", ont transmis le message aux aires verbales et motrices, pour en faire un "je chante tout court". Ou plutôt... "je criaille bien fort et bien faux".

C'est ainsi que je me suis retrouvée dans le couloir du CHU en chantant à tue-tête "liiiiiike heuuu seuuu-euuu-euuu-euuurgeooonnn, I'll puuut his insaïiides aoouuuuuuuttt, and seeeee what he aaaate !!". Parfaitement inconsciente de la situation... Jusqu'à ce que.....

je tombe nez à nez avec mon boss.

Arrêt brutal. Prise de conscience de la situation, ôh combien ridicule.

"...heu... bonjour, môssieu..."

Silence... Regard attéré de mon chef. ... qui finit par passer son chemin, sans rien dire.

...fou-rire anthologique !

vendredi 10 avril 2009

Repérage pré-ECN à Strasbourg

... ou comment on a failli se retrouver au poste avec les anti-capitalistes à Strasbourg !

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, l'ECN cette année se déroulera à Strasbourg les 3, 4 et 5 juin (J-53 !!). N'ayant jamais mis un pied dans cette ville, il m'a semblé de bon ton de faire un "repérage des lieux" avant le jour J. Voilà 5 semaines que j'avais lancé l'idée au cours d'un repas avec des amis, et nous avions choisi d'y aller ce dimanche. Ok, le rendez-vous était pris. Or une fois les 5 semaines passées, nous voici arrivés au jour dit. Et... c'est le lendemain du sommet international de l'OTAN, qui s'est déroulé en présence de Barak Obama... dans le Wäcken (donc pile là où je vais).

... Réaction de mes proches : "QUOI ? tu vas à Strasbourg ? ce week end ? nan mais genre... CE week-end ?? miss, c'est pas l'idée..." moi : "hein ? meuuuh si... et puis d'abord, le sommet de l'OTAN, c'est samedi, et moi, j'y vais dimanche ! ce sera fini... et puis c'est symbolique, ça fait tout pile 2 mois avant. J'y vais !"

C'est donc dans ce contexte que nous avons pris la route en direction de Strasbourg. Ma Clio fonçant vers la ville, croisant des dizaines et des dizaines de cars de CRS, pompiers, et autres gendarmes en sens inverse. Deux heures environ plus tard, je rentre dans Strasbourg et suis fébrilement les pancartes annonçant "Wäcken". Je finis par trouver (bon, en fait, c'est bien indiqué). Et je m'engage avec ma Clio au milieu d'une forêt de barrières, CRS, gardes, vigiles and co. Sans me poser la moindre question quant à ma légitimité et mon droit de fréquenter ce lieu, je fonce. (bah hé, repérage pré-ECN, c'est pas rien, bien sûr que j'ai le droit d'être là !!). Je gare la Clio entre deux bus de CRS, et nous sortons. ("Wouhaou, c'est donc là...") Face à nous, se trouvent encore les affiches de l'OTAN et les drapeaux des différents pays, en format géant. Ciiii bôôôô ! Il n'en faut guère plus pour que nous commencions une petite séance photo ("ohhh ouiii moi aussi je veux une photo devant l'entrée du congrès de l'OTAN !!").

Après 10 minutes d'amusement, l'objectif premier de ma présence ici me revient soudainement. L'ECN. La salle. Le repérage. OK. c'est ce bâtiment ? ... peut-être... je vais voir !!! Et me voici entrant d'un pas décidé dans le bâtiment en question : "ouahouuu c'est encore plus beau deda............ hein ?" En l'espace de quelques secondes, le spectacle de l'immense salle fut remplacé par.... le sombre costume de 3 vigiles, baraqués comme des armoires à glace. ("hééé z'êtes relous, poussez-vous !")

"Mademoiselle, vous faites QUOI, là ?"

"hum ? bah... je viens en ... heu... repérage !" (... comment ça c'est LE truc qu'il ne fallait pas dire.. rhoooo)

"en QUOI ?"

"heu... " (là, je prends conscience de mon erreur) "en fait, je passe un concours ici dans 2 mois... alors je suis venue en repérage...Enfin, pour le concours !"

"ah ouais nan mais là c'est pas possible"

"ohh... j'ai pas le droit de visiter ??"

"non".

"oh... mais..."

"NON"

"ok... ok..." (comme ils se rapprochaient dangereusement de moi de manière concentrique... ma réflexion a été du genre : courage, fuyons !, et je suis ressortie, flanquée de l'un des trois molosses. (j'avais compris à ce moment que je me trouvais dans la salle où il y avait eu le congrès, et Barak Obama, la veille).

Bref, je me retrouve donc dehors. Et on reprend la séance photo... poussant le vice jusqu'à demander à un CRS de nous prendre en photo, pour être dessus tous ensemble. (tête effarée du gars, qui finit par prendre la photo)

Je comprends ensuite que la salle qui accueillera les candidats à l'ECN n'est pas la même que celle ayant accueilli Barack Obama (faut pas rêver, hein...), et nous partons donc à la recherche de la "vraie" salle. Nous continuons donc notre ballade au milieu des CRS. Et au bout d'une heure, 3 autres vigiles se pointent vers nous "heu... vous pouvez nous montrer vos badges ??"

"nos... QUOI ??"

"vos badges... où sont vos badges ??"

"ah mais, on a pas d'badge !"

"quoi ? comment ça, pas de badges ?"

"bah... pas de badge..."

"mais... COMMENT vous êtes rentrés ?"

"heu... en passant par dessus les barrières, en fait..."

"DEHOOORS !!"

"ok.... "

En fait, nous étions en zone ultra sécurisée, strictement interdite et gardée (voilà pourquoi nous étions les seuls civils... question qui ne m'avait même pas effleuré l'esprit :p)

Au final, nous avons failli nous retrouver au Poste, mais le bilan est en fait ultra positif, j'ai trouvé ma salle, j'ai trouvé mon hôtel - que j'ai pu visiter en entier, vu qu'il n'y avait zéro client (looove la piscine et le bar lounge).

... Opération repérage réussie... tout autant qu'épique et mémorable !!

jeudi 2 octobre 2008

Un an de plus

... et toujours pas toutes mes dents !! (et oui, l'une de mes étrangetés est d'avoir encore quelques dents de lait - toujours là fidèles au poste... depuis 22 ans !)

En tout cas, j'ai désormais un an de plus, et j'ai fêté ça dignement hier soir à Nancy, et je tiens par ce billet à remercier tous ceux qui étaient là - amis de plus ou moins longue date, et lecteurs de ce blog (lol !) Désormais, je vais pouvoir soulager mes rhumatismes naissants (ben oui, c'est l'âge ma pauvre lucette...) et détendre mon neurone lancé corps et âme dans la préparation de l'ECN (oui oui, Cunégonde a un corps et une âme... c'est la théorie du mononeurone alpha, vous connaissez pas ?)... Bref, je vais donc pouvoir me détendre de tous ces stress par deux séances SPA massage esthétique : tout que du bonheur !! (ouh que je sens bien le soin sable du désert et le massage oriental à l'huile d'argan... !) D'autant que cela risque de s'avérer particulièrement approprié, étant donné qu'en plus de la préparation du concours (pff, bagatelle !), j'ai attaqué un nouveau stage dans un service assez rude nerveusement (quoique résolument passionnant) : la neurochrirugie pédiatrique.

Je remercie donc de tout coeur tous ceux qui étaient présents hier soir : MERCI !

(nb... : et... au fait... "la CHIRURGIE, c'est MIEUX !")

lundi 11 février 2008

La saint Valentin, ça craint. J'vais finir par prendre un chien.

Comme souvent, tout est dans le titre ! ;)

Alors si vous aussi vous vous préparez à passer cette fête commerciale seuls comme des blaireaux, prenez un chien ! (oui, je suis persuadée que blaireaux et chiens peuvent faire bon ménage). Un chien c'est loyal, c'est fidèle, ça ne cache pas ses sentiments (bah oui, le chien, on sait quand il est content... il remue la queue :P) (raaaaaah bande d'obsédés, y'a aucune comparaison salace !)

Alors youpi, pour moi ce sera la Saint Droopy !

Et pour la saint Milou, programme de fou : de garde la nuit du 13 au 14, je vais retrouver mes chers cernes que j'ai eu tant de mal à effacer ce week end, pour aller comater dans mon terrier jusqu'à 17h, où j'enchaîne sur 3 heures de cours d'anatomie aux PC1 (... et je leur raconte quoi je vous le donne en mille... l'anatomie du muscle PSOAS... ptdr il me poursuit ! le Dieu du Psoas m'a désignée pour cible et depuis ne me lâche plus. Ainsi soit-il.... Hallelujah).

Bon voilà, c'était l'humour du jour - enfin, de la semaine !

La saint Valentin, ça craint. Si ça continue je vais prendre un chien. Et merde, je peux même pas en fait. Je suis allergique aux chiens.

dimanche 24 juin 2007

Comment une femme peut-elle réussir en chirurgie ?

Grace aux avisés conseils d'une de mes supérieures hiérarchiques - dont je tairai le nom..., je sais désormais comment faire pour réussir ma carrière : youpi !! (qu'aurais-je fait sans elle ?)

Vous êtes une femme, vous voulez réussir dans le milieu de la chirurgie : le tuyau vous intéresse ?? huhum.... Je ne sais pas si je vais vous le faire partager... Vous insistez ? Bon, d'accord.

Comme d'habitude, petite remise dans le contexte : nous sommes un dimanche, je suis de garde au POSU (Pôle spécialisé des Urgences Pédiatriques). C'est une garde ultra-mouvementée : trauma crâniens, fractures en tout genre, plaies multipes et variées : les gamins font n'imp, et nous on courre dans tous les sens. Il est 1h15 du matin, je n'ai pas encore eu le temps de manger. J'ai faim !! Je décide de prendre ma pause au moment où je sens que mon neurone va me lâcher.

Quelques minutes plus tard, me voici donc assise en salle de repos, face à une appétissante barquette micro-ondée (mais si, à 1h15 du mat', même les barquettes micro-ondées du CHU peuvent paraître appétissantes, je vous jure !). Face à moi, la pédiatre chef de garde. On commence donc à papoter un peu, normal. Et voilà qu'elle me demande ce que je veux faire, quand je serai grande.

"Chirurgie !"

"ah oui ?? eh ben t'as pas choisi la voie la plus facile !"

"rho vous savez, j'aime pas la facilité..."

"ah oui mais bon... quand même... mais chirurgie quoi alors ?"

"la main... en passant par de l'orthopédie"

"de l'ORTHOPEDIE ? en plus ouhla.... ben ça va être dur.... et puis pour la vie de famille et tout... enfin, en faisant de la main, tu pourras toujours aller en clinique...."

"ah ben oui, mais moi a priori je serai bien intéressée par une carrière hospitalo-universitaire !"

"QUOI ? mais heu... une femme.... réussir une carrière hospitalo-universitaire.... dans le milieu de la chirurgie... de l'orthopédie en plus.... mais tu sais ma grande... pour ça... il faudra coucher !"

":O ?!"

PTDR ! je vous avoue que je me suis rarement autant marrée... ! Heureusement qu'elle a été là pour m'ouvrir les yeux sur le moyen de réussir ma carrière professionnelle... encore un peu et je ratais ma vie, par manque d'information sur les démarches à suivre... comme quoi vraiment, parfois il suffit de pas grand chose ! MDR !

ahlala l'hôpital... des fois, on se marre.... vraiment !

lundi 9 avril 2007

Une blonde fatiguée en vaut deux ...

Être blonde, parfois, ça peut avoir des conséquences... gênantes... Et une blonde fatiguée ne vaut plus grand chose :P la preuve :

Samedi dernier j'ai eu un baptème dans ma famille, je me suis donc couchée à 4h du matin : et de une. Mercredi dernier, j'avais mon repas de fin de stage à Toul -> re-couchée à 4h du mat : et de deux !

(d'ailleurs petite parenthèse : je profite de cet article pour remercier de tout coeur tous les gens avec qui j'ai eu l'occasion de travailler à Toul... c'était vraiment un stage formidable : ça me manque !! (et oui, déjà...). - Au point que je me demande si je ne vais pas m'orienter vers de la main... j'ai tellement aimé ces 3 mois que peut-être retournerai-je en chir D, mais en temps qu'interne, qui sait... et plus si affinité :P lol - Et puis la petite soirée de service, bien sympathique aussi : apéral au 13ème, repas au Lez'Art, fin de soirée à La Place - comme disait un de mes chefs, ce genre de soirée est bien le reflet de la bonne ambiance qui règne dans ce service. Merci donc à tous, pour tout ce que vous m'avez appris, et au plaisir de vous retrouver, à Toul, en CTO, en ATOL, ou ailleurs ;)

Bref bref... je m'égare... revenons donc à notre histoire : nous sommes à mercredi 4h du matin, je sombre dans les bras de Morphée pour deux petites heures. Jeudi matin, 6h.... debouttt... aarrgghhhffhhouuahhhggrrbouhhh. Je me prépare au radar, arrive au boulot au radar, écoute le staff d'une oreille, regarde les radios d'un oeil... je suis de secteur. Ouf ! je n'ai qu'une seule entrée à voir... J'arrive dans la chambre, et là déjà ça commence bien : je demande à la maman : "alors madame, il lui est arrivé quoi à votre petite fille ??" "heu... c'est un garçon !" "oupsss... on recommence... racontez moi quand même ce qui lui est arrivé...." ptdr Bon... la matinée se passe tant bien que mal. Arrive l'après midi : dissections.... encore au radar... mais comme je travaille sur une main, ça va. Vient enfin le soir tant attendu : dodoooo !

- un ange passe - les heures tournent - je dors -

J'ouvre un oeil. ahhh je me sens reposée... j'ai bien dormi.... "hein reposée ? RE-PO-SEE ? Ouuuupppssss c'est pas normal !!!! " Je ne devrais théoriquement pas me sentir aussi "reposée."

Je me jette sur mon réveil et là.... c'est le drame : 11h35. Hum... ce doit être 23h35... j'ouvre le deuxième oeil et le focalise sur ma montre : merde ! c'est bien 11h35 du matin - enfin du midi. Jamais je n'ai grimpé aussi vite dans des fringues... à 11H39, j'étais à l'hôpital, pas coiffée, pas maquillée, les traces de l'oreiller sur la joue... pour voir que mes co-externes avaient terminé le boulot et étaient déjà repartis. De suite je les appelle, et sérieux, ils ont géré : personne à part eux ne s'est rendu compte de mon absence, et ils ont géré les 5 entrées... bon alors ça m'étonnerait qu'ils passent par ici mais au cas où : merci, je vous dois une fière chandelle... et encore désolée :p Pour ma défense monsieur le juge ? je n'ai rien dire, à part "oupssss !"

lundi 22 janvier 2007

En talons-aiguilles dans un bloc

Parce que je suis blonde et parce que j'assume (... et surtout : parce que je le vaux bien !), voici mes anecdotes blondies ...



La dernière en date ? premier jour de mon nouveau stage, en chirurgie plastique et reconstructrice de l'appareil locomoteur. Remise dans le contexte : Nous sommes le 2 janvier 2007, soit le surlendemain du réveillon ; je me lève à l'heure où je me suis couchée la veille (ça, c'est dur) pour aller découvrir la merveilleuse (comprendre "horriblement moche") ex-base militaire américaine de Toul - qui tient désormais lieu d'hôpital. Ah autre notion importante : je sors d'un stage en chirurgie infantile où avant de rentrer au bloc on doit mettre des "sabots de bloc" (d'ailleurs si j'attrape celui qui a eu l'idée de mettre des petites boules sur la semelle de ces trucs là.... grrrrr). Et dernière chose : je dois partir en voiture avec une de mes co-externes puisque mon auto à moi est au garage suite à mon accident.



Les faits : 6h 30 je sors de chez moi. Ahhhh je suis en retard... j'attrape une paire de chaussures (à talons, bien sûr), et je bondis hors de mon appart. 6h45 je suis devant l'arrêt de tram. "merde !! j'ai oublié mes ballerines d'hôpital !!" Trop tard pour faire demi-tour : "tant pis, de toute façon je mettrai les sabots". 7h45 nous voici arrivées au service. Et là, c'est le drame : il n'y a PAS de sabots pour les externes. Oupppppsssss..... Et voici comment la petite Aseto s'est joyeusement retrouvée au bloc en tenue verte, perchée sur des talons aiguilles de 10 cm recouverts de sur-chaussures (et au passage.... les sur-chaussures rendent les talons très... instables )



Bilan : comment se faire remarquer dès le premier jour..... Expérience à vivre... ou pas. MDR !



Aseto, future chirurgienne blonde à talons aiguilles.